La Roumanie - Economie


Agriculture

Environ 3 750 fermes collectives et 420 fermes d´Etat exploitaient près de 90 % des terres en 1980. La réforme agraire de 1991, en dissolvant les coopératives, a permis la réapparition d´une petite paysannerie devenue propriétaire de 80 % des terres. Mais le sous-équipement matériel, le retard dans la redistribution foncière ont provoqué de graves perturbations dans la production agricole.

Les cultures sont très diversifiées. Les sols très fertiles (loes et tchernoziom), les riches plaines agricoles de la Valachie et de la Moldavie permettent la culture des céréales (maïs, blé, seigle), de la betterave à sucre, des cultures maraîchères autour des grandes villes, du tournesol. Des vergers et des vignobles occupent les collines


Ressources minérales

Les principales ressources sont : le gaz naturel (Transylvanie, 15ème producteur mondial), la lignite (Carpates, 11ème producteur mondial), le charbon, le minerai de fer, le cuivre, le sel, la bauxite, le plomb, le zinc (Carpates), le pétrole (zone subcarpatique et plateau de la Mer Noire).


Energie

Au début des années 1990, la production annuelle d´électricité (73 milliards de kWh) était d´origine thermique (83 %) et le reste d´origine hydraulique, mais 5 réacteurs nucléaires à usage civil était en construction en 1991.


Industrie

L´économie roumaine est dominée toujours par les industries mécaniques, les industries du pétrole, la chimie de base, la métallurgie et la sidérurgie. La sidérurgie, implantée dans les combinats de Hunedoara, Resita, Galati et Calarasi est en chute libre : la production d´acier en 1994 était de 5,8 millions de tonnes, alors qu´à la fin des années 1980 elle était de 13,9 millions de tonnes.

Les industries d´équipement, sont : matériel de forage (Ploiesti), tracteurs et machines agricoles (Brasov et Bucarest), matériel ferroviaire (Craiova), machines-outils (Arad, Timisoara), construction automobile (Pitesti et Craiova).

L´industrie chimique est diversifiée : pétrochimie (Ploiesti), raffinage pétrolier (Nawodari, Ploesti), engrais chimiques, soude, (Tîrnaveni, Ocna Mures), produits pharmaceutiques (Iasi, Bucarest).

Ces entreprises, peu intégrées dans les circuits internationaux et peu performantes, sont sujets à de graves incertitudes et des secteurs entiers de l´industrie lourde semblent condamnés.

Les autres secteurs industriels, sont l´agroalimentaire, le textile, l´électrique et électrotechnique, le bois (pâte à papier et cellulose).


Echanges

Si sous le régime communiste le commerce extérieur était un monopole d´Etat et les banques étaient nationalisées, en 1993, un programme de libéralisation du commerce est mis en place pour relancer l´économie. Ainsi, en 1994 le montant des importations (équipement industriel, produits manufacturés, pétrole brut) était de 5,6 milliards de dollars et celui des exportations (produits chimiques, textiles, machines, combustibles) s´élevait à 5,3 milliards de dollars.

Les principaux partenaires commerciaux de la Roumanie sont l´Union Européenne (Allemagne, Italie, France, Pays Bas, Grande Bretagne) les pays de l´ancien bloc communiste Européen, les Etats Unis.

En Juin 1993 le pays reçoit une invitation officielle d´adhésion à l´Union Européenne.

Le tourisme, mis en valeur dès les années 1960, est diversifié : stations de sports d´hiver, tourisme balnéaire et tourisme culturel. Les principales concentrations d´équipements touristiques sont sur les côtes de la Mer Noire (Neptun, Mamaïa, Mangalia), la vallée de la Prahova, la Bucovine et les Monts Apuseni.





Tous ces Roumains qui font la Manche...


Il n'y a pas de semaine sans que les médias nous parlent de tous ces Roumains qui survivent en faisant la mendicité dans nos villes et principalement en région parisienne, en proposant des pétitions en faveur d'associations inexistantes (assorties d'une aide pécuniaire, bien entendu), en organisant des cambriolages, des vols de portefeuilles et de téléphones portables, etc...

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Véolia au centre d'un énorme scandale à Bucarest.


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Paris-Bucarest : quinze ans de bisbille


Le climat des relations franco-roumaines s'est à nouveau tendu, Paris s'étant opposé avec véhémence à l'entrée de la Roumanie dans l'espace Schengen, lors du dernier conseil européen des ministres des Affaires étrangères, alors que les Roumains s’indignaient du scandale de corruption touchant le prix de l’eau à Bucarest, mettant en cause la multinationale française Veolia.

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